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Test du VTT électrique / e-mountain bike Flyer Uproc1 – Modèle 2018

J’ai eu récemment l’occasion de tester un VTTAE, le Flyer Uproc1 (modèle 2018), lors d’une journée dans les Alpes à Grindelwald. Il s’agit d’un e-mountain bike semi-rigide (hardtail) adapté pour la montagne, qui est positionné dans le créneau haut de gamme et qui est doté du puissant moteur central au niveau du pédalier : le Bosh Performance CX (moteur de 250 W), développant en mode Turbo : 75 Nm (couple maximum). Ce vélo de marque suisse, pèse environ 18 kg, et dispose d’une batterie intégrée, d’une fourche suspendue à l’avant, mais pas de suspension à l’arrière. Il s’agit du modèle entrée de gamme (environ 2799 €) de la marque Flyer, qui propose quatre autres VTTAE plus chers, mais tout-suspendus. La batterie commune pour tous les modèles VTT électrique de la marque, est de 482 Wh / 13,4 Ah.

Ce vélo dispose de 4 modes pour l’assistance électrique :

  • Turbo (autonomie très restreinte en fonction de l’accentuation des pentes)
  • e-MTB (le mode dynamique, le plus adapté pour la montagne, décuple progressivement de la puissance en fonction de l’intensité du pédalage)
  • Tour (lorsque les pentes sont moins accentuées).
  • Eco (légère assistance – meilleure autonomie). 
  • Sans assistance.

Les plus : 

  • Prix attractif, pour un VTTAE en général presque 1,5 à 2 fois plus cher qu’un VAE urbain.
  • Tenue de route précise et très confortable, grâce à un large cintre (guidon) et des pneus larges (diagonales 27,5 x 2,6 pouces / 66 mm).
  • Monte facilement toutes les côtes ! C’est un vélo adapté aux personnes qui n’ont plus ou pas de bonne condition sportive pour affronter les côtes de montagnes…
  • Le moteur Bosh Performance CX multiplie par 3 la puissance du moteur et cette puissance est sans équivalent, tout en sachant qu’il ne chauffe pas, comme les moteurs à l’arrière.

Les moins :

  • Le moteur fait du bruit ! Mais il est possible de s’y habituer…
  • Les poignées grips sont trop fines, pas assez ergonomiques, cela se ressent après avoir trop utilisé les freins en descente.
  • L’autonomie reste quant même restreinte, si vous avez prévu une virée avec une montée en continu de plus d’une heure…
  • Pas de mode régénération, ce qui pourrait être pratique dans les longues descentes.
  • Quelques bugs sur l’écran de contrôle de certains modèles, l’affichage de l’autonomie restante en kilomètres n’est pas exacte. L’ordinateur de bord Bosh Kiox plus performant est disponible en option.

Résumé : Ce fut un véritable plaisir de pouvoir faire une virée de plus de 900 mètres de dénivelé en montée (de Grindelwald Dorf à 1034 m vers Grosse Scheiddegg à 1962 m d’altitude), en pédalant, certes de façon continue, mais sans toutefois forcer, car actuellement, je n’ai pas une bonne condition sportive. Toutes les côtes sont désormais accessibles. Il est clair que le VTT électrique est un vélo indispensable dans les régions de montagnes. Ce genre de performance n’aurait pas été aussi facile à réaliser avec un e-bike urbain (avec moteur arrière), développant moins de puissance et encore moins avec un vélo sans moteur…